How a two-pronged, digital-to-analogue approach is tackling urban flood resilience in Kinshasa

In this blog, GCIEP DRC team members Franck Mafuta, Nicolas Marquot and Rida Amzi reflect on a powerful, integrated approach to tackle flooding in the capital, combining cutting-edge geospatial intelligence with community-led manual intervention.

Participants gather for training on geospatial data collection using the QField tool to support diagnosis of the urban drainage network

Kinshasa, the rapidly expanding capital of the Democratic Republic of the Congo (DRC), is a megacity of over 17 million people. However, this explosive urban growth has severely outpaced the city's capacity to deliver basic services or maintain critical infrastructure. Today, a compounding crisis of dysfunctional waste management and collapsed drainage systems leaves up to five million residents highly vulnerable to recurrent and sometimes severe flooding.

Historically, the response to these devastating floods has been largely reactive. But to build genuine urban resilience, a city needs to understand exactly where its infrastructure is failing – and efficiently mobilise the right resources to fix it.

The Green Cities, Infrastructure and Energy Programme (GCIEP) is working to tackle this challenge through a powerful, integrated approach: combining cutting-edge geospatial intelligence with community-led manual intervention.

Mapping the network

The first step in fixing Kinshasa’s drainage was to better understand the true scale of the problem. Working in close collaboration with local entities – including the Infrastructure Unit (CI), the National Agency for Territorial Planning (ANAT) and the Kinshasa Urban Development Unit (CDUK) – GCIEP supported the establishment of an Urban Data Hub.

Utilising open-source geospatial tools like QField and QGIS, the team conducted a comprehensive audit of the Funa River watershed. The audit mapped 52.8 km of the urban drainage network and revealed a stark reality: 69.3% of the network was completely non-functional. The data pinpointed the exact hydraulic bottlenecks causing recurrent flooding, identifying 27 km of canals completely obstructed by solid waste and sediment, and another 7 km severely constrained by illegal encroachment.

Crucially, this high-resolution mapping ensures that informal neighbourhoods, which are frequently excluded from official planning frameworks, are finally integrated into critical investment decisions.

From data to action

However, geospatial data is only as effective as the action it drives. To clear the identified blockages, GCIEP helped operationalise THIMO (labour-intensive public works) brigades.

Armed with the precise locations of the blockages identified by the Urban Data Hub, these specialised community brigades are deployed to conduct manual clearing, desilting and preventive maintenance of the hydraulic structures. Meanwhile, the project is preparing to launch targeted mechanical clearing for the larger, severely blocked canals. To ensure effectiveness and safety, the brigades undergo comprehensive training modules covering standardised clearing techniques, occupational health and safety, site signalling and incident reporting.

This creates a highly flexible, cost-effective and rapid response mechanism to restore drainage functionality before the worst of the floods hit, directly reducing blockages linked to solid waste and significantly improving local public health.

Climate adaptation and inclusive employment

This intervention goes beyond infrastructure; it is designed to deliver lasting socio-economic and environmental benefits.

By prioritising resources toward vulnerable areas, the project directly protects those disproportionately affected by urban flooding, particularly informal-settlement residents, female-headed households and people with disabilities. The THIMO brigades themselves generate inclusive local economic opportunities, actively promoting the participation of women and youth. Concurrently, the programme also supports women-led micro-cooperatives for waste pre-collection, helping to reduce greenhouse gas (GHG) emissions through improved waste segregation and circular economy practices.

By bridging the gap between high-level digital data and practical, on-the-ground community action, Kinshasa is shifting from a reactive flood response to a data-driven, strategic model of urban resilience aligned with the DRC's National Adaptation Plan. As the city looks to scale this mechanism to other priority watersheds, it is forging a scalable blueprint for sustainable, inclusive infrastructure management.

Franck Mafuta, Lead Drainage & Resilient Infrastructure Engineer

Nicolas Marquot, Senior International Advisor on Urban Flood Risk & Climate Resilience

Rida Amzi, Spatial Data Systems Engineer


The UK’s Green Cities, Infrastructure and Energy Programme is tackling climate change and extreme poverty by accelerating the delivery of sustainable green cities and climate-resilient infrastructure. 

VERSION FRANCAIS

Comment une approche combinant outils numériques et actions de terrain permet de renforcer la résilience urbaine face aux inondations à Kinshasa

Kinshasa, capitale en pleine expansion de la République démocratique du Congo, est aujourd’hui une mégapole de plus de 17 millions d’habitants. Cette croissance urbaine rapide a toutefois largement dépassé la capacité de la ville à fournir des services essentiels et à maintenir ses infrastructures critiques. Dans ce contexte, la combinaison d’une gestion insuffisante des déchets et d’un entretien défaillant des systèmes de drainage expose jusqu’à cinq millions de résidents à une forte vulnérabilité face à des inondations récurrentes et parfois sévères.

Historiquement, la réponse à ces inondations dévastatrices a été essentiellement réactive, se limitant à des interventions d’urgence après les épisodes de crise. Pourtant, renforcer durablement la résilience urbaine suppose une connaissance fine des points de défaillance des infrastructures, ainsi qu’une capacité à mobiliser des ressources ciblées pour y remédier de manière efficace et pérenne.

Le programme Green Cities, Infrastructure and Energy Programme (GCIEP) répond à ce défi en adoptant une approche intégrée combinant des outils d’analyse géospatiale avec des interventions de terrain menées par les communautés.

Cartographier le réseau

La première étape pour améliorer l’efficacité du drainage de Kinshasa a consisté à mieux comprendre l’ampleur réelle du problème. En étroite collaboration avec les acteurs publics – notamment la CI (Cellule d’Infrastructure), l’ANAT (Agence nationale d’aménagement du territoire) et la CDUK (Cellule de Développement Urbain de Kinshasa) – le GCIEP a soutenu la mise en place d’un Urban Data Hub.

En utilisant des outils géospatiaux open source tels que QField et QGIS, l’équipe a mené un audit complet de l’aval du bassin versant de la rivière Funa. Ce travail a permis de cartographier 52,8 km de réseau de drainage urbain et d’en évaluer l’état, révélant que 69,3 % du réseau était totalement dysfonctionnel. Les données ont également permis de localiser précisément les points de blocages à l’origine des inondations, notamment 27 km de canaux entièrement obstrués par des déchets solides et des sédiments, ainsi que 7 km dont la section hydraulique est réduit en raison d’ empiètements illégaux.

Cette cartographie à haute résolution permet surtout d’identifier les zones les plus vulnérables, notamment les quartiers informels souvent exclus de la planification, afin de mieux orienter les décisions d’investissement.

Des données à l’action

Toutefois, les données géospatiales n’ont de valeur que si elles se traduisent en actions concrètes. Pour lever les obstructions identifiées, le GCIEP a contribué à la mise en place de brigades de désensablement en THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre).

Sur la base de la localisation précise des blocages identifiés par l’Urban Data Hub, les brigades locales spécialisées dans l’entretien des réseaux tertiaire et secondaire sont mobilisées pour réaliser le curage manuel, le désensablement et la maintenance préventive des ouvrages de drainage. Parallèlement, le projet prévoit d’accompagner des opérations ciblées de curage mécanique pour les canaux présentant les obstructions les plus importantes.

Afin d’assurer à la fois l’efficacité et la sécurité des interventions, les opérateurs de ces brigades suivent des modules de formation complets, couvrant  les techniques standard de curage, la sécurisation des chantiers, la prévention des accidents, la santé au travail ainsi que le suivi et le reporting détaillé des travaux réalisés et de l’état du réseau.

Cette approche établit un mécanisme d’intervention à la fois flexible, rapide et rentable visant à restaurer de manière préventive la fonctionnalité du drainage et à réduire les risques d’inondation les plus critiques. La diminution des obstructions causées par les déchets solides et le sable contribue par ailleurs à améliorer significativement la santé publique locale, tout en renforçant la prévention contre les d’inondations.

Adaptation climatique et emploi inclusif

Cette intervention va au-delà des infrastructures ; elle est conçue pour générer des bénéfices socio-économiques et environnementaux durables.

En priorisant les ressources vers les zones les plus vulnérables, le projet participe à la protection  des populations les plus exposées aux inondations urbaines, notamment les habitants des quartiers informels, les ménages dirigés par des femmes et les personnes en situation de handicap. Les brigades THIMO génèrent également des opportunités économiques au niveau local, en favorisant activement la participation des femmes et des jeunes. Parallèlement, le programme soutient des micro-coopératives dirigées par des femmes pour la pré-collecte des déchets, contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) grâce à un meilleur tri des déchets et à la mise en place d’une économie circulaire.

En rapprochant les données numériques de haut niveau de l’action concrète sur le terrain, Kinshasa évolue d’une gestion réactive des inondations vers un modèle stratégique de résilience urbaine fondé sur l’analyse cartographique, aligné avec le Plan national d’adaptation de la RDC. Alors que la ville prévoit d’étendre ce mécanisme à d’autres bassins versants prioritaires, ce modèle reproductible favorise une gestion durable et inclusive des infrastructures.

Published

24/03/26

Tags

Blog
Urban
Water and waste